Mes lunettes devant la vie et la mort
22 10 2007|
Je viens tomber sur un billet de mon petit paradoxe sur deux pattes préféré, SP4M de son nom. Un billet intitulé "Sans queue ni tête" que je vous recommande si vous apprécier particulièrement les réflexions profondes. Le fil conducteur de ce billet, est les relations amoureuses. Ou plutot la complexité des relations amoureuses de nos jours. J'ai le gout pousser sa réflexion encore plus loin. Depuis quelques jours, j'avais envie de vous faire part d'une prise de conscience que j'ai eu. Mais j'ignorais comment aborder le sujet, parce qu'il est lourd et encore tabou de nos jours, quoi que, paradoxalement, c'est un sujet surexploité dans nos médias, par nos gouvernements, et dans notre société en général. Vous vous demandez où je veux en venir hein ? LOL Et bien c'est simple, puisque l'amour est souvent considérer comme un début, ma réflexion à moi s'attarde plus particulièrement à la fin... c'est à dire la mort. *Atmosphère soudainement plus lourde* Pour une raison, que je n'arrive pas à m'expliquer, c'est un sujet dont il ne faut pas trop parler, si ce n'est que pour faire savoir que la mort nous a touché de près et que nous souffrons de cette disparition. Pourtant, mourir est aussi naturel que venir au monde non ? Pourquoi pouvons nous parler de naissance mais pas de décès ? J'entend certains d'entre vous, se demander comment une réflexion sur l'amour peut aboutir à une réflexion sur la mort. Si vous êtes suffisament curieux pour chausser mes lunettes un moment, je vous invite dans ma tête. D'abord, pour vous aider à interprèter les choses à ma façon, sachez que j'ai cotoyé la mort toute ma vie. Du moins, toute ma vie consciente. Et ma mère est celle qui a été mon guide dans cette aventure, un mentor qui savait évolué avec son élève. À 4 ans, mon chien s'est fait frapper alors que je tenais sa laisse. Je me souviens d'être tomber assise dans la rue, on m'a raconté que j'ai refusé pendant un moment de lacher la laisse. C'était là, ma première rencontre avec celle qui allait me faire vivre ma plus intense relation amour-haine. J'ai flurté avec elle à 8 ans; arrêt-cardio-respiratoire en salle d'opération. Je venais d'avoir ma première expérience de vie après la vie, du moins ma première expérience de la fracture entre le corps physique et l'esprit. Mon enfance s'est terminé par la mort de mon meilleur ami, il a perdu son combat contre la leucémie à 9 ans. Le décès de mon grand-père maternel, LE patriarche familial, quelques mois plus tard, marquait une nouvelle rencontre avec mon amie. Paradoxalement, mon adolescence s'est amorcé avec l'amour. Ça explique probablement pourquoi la mort et l'amour sont intimement lié pour moi. Du moins, c'était là les débuts de cette relation, dont j'ai conscience à l'heure actuel. Mon entrée dans l'univers des adultes est à l'image de ma jeune vie, à un stade plus intense, bien évidemment. Destin, malchance, suite logique de mon histoire, appellez ça comme vous voulez, pour moi c'est une suite logique à laquelle j'avais été préparé toute mon enfance. *Pour moi, l'enfance nous prépare à vivre l'évènement majeur qui nous oubligera à faire notre entrée dans la cours des grands.* À 19 ans, j'ai donné la vie (un petit ordinateur sur 2 pattes, grâce à qui j'ai pu analyser les données que la vie à rajouté à l'ordinateur que je suis), j'ai connu l'amour au moment où mon corps créait la vie. À 21 ans, la mort m'a envoyé la main en accablant ma mère d'une leucémie, elle m'a parlé deux mois plus tard en venant me voler mon amour. Séchez vos larmes ! Étant naivement positive à l'extrême, cette séquence ne s'est pas terminé sur cette note. L'amour, que j'ai toujours éprouvé pour la vie, n'a pas été en vain. Si la mort m'a volé mon amour, la vie a gagné la bataille... ayant toujours un coup d'avance sur la mort, elle s'est arrangé pour qu'un lien, indirect certes mais physique, sur lequel la mort n'a aucun pouvoir, se tisse. 9 mois après l'accident, qui a transformé ma vie, j'ai donné la vie à nouveau, une petite fille cette fois, habité par un désir de vivre hors du commun. Une boule d'amour pure, équilibré par une violence hors norme. La somme des extrêmes dans laquelle elle a évolué dès la première minute de sa conception. J'ai 27 ans aujourd'hui, cette petite bonne femme à 5 ans, mon petit ordinateur à 8 ans. Non, ma vie et celle de mes enfants n'a pas été facile et elle n'est pas toujours simple, je ne peux le nier ce serait malhonnête. Nous avons vécu, nous inclus mes enfants bien sur, mais ça inclus aussi mes parents, mon frère et ma soeur, et tous ceux qui nous ont cotoyé de près ou de loin durant ces années, 5 ans d'enfer où une seule personne, de mon entourage immédiat, n'a pas basculé dans le noir avec les autres... ma fille. Entre 0 et 3 ans, malgré un comportement violent et insécure, conséquence immédiate de vivre 24 sur 24 dans une maison où tout est noir, elle s'est développé à un rythme accéléré, elle n'a jamais été malade, elle avait toujours le sourire, elle aimait tout le monde et n'avait peur de rien. Insécure et peur de rien dans la même phrase, est-ce assez paradoxale à votre gout ? lolll Sa jeune enfance, elle l'a passé à tenir le fort. À briller suffisament, pour que nous les adultes, puissions avoir suffisament d'énergie pour tirer une leçon de cette étape de nos vies. Jamais, je serai capable de voir la moitié d'un humain dans les yeux d'un enfant. Pour moi, un enfant c'est justement l'étape de la vie où l'humain est complet et équilibré. Ma fille m'a permis d'apprivoiser la vie, son père m'a permis d'apprivoiser la mort et son frère est celui qui m'a permis de réconcilier les 2. Grâce aux outils que maman m'a donné lorsque j'étais enfant, j'en suis venu à la conclusion que chaque personne, croisant ma route, agit à titre de guide. Que je lea perde de vue, à cause des circonstances ou sous la faux de la faucheuse, le lien qui m'unit à eux va bien au delà du lien physique. Si vous avez lu la totalité de mon récit, premièrement bravo ! LOL Deuxièment, consciemment ou non, vous avez franchi la première étape qui déclenchera inévitablement une réflexion, un dialogue avec vous mêmes. Vous ne pouvez plus faire marche arrière, la seule chose que vous avez la possibilité de faire c'est de bloquer l'engrenage. Une zone de confort existe pour ceux, qui pour une raison X, ne supporte pas les remises en question des choses auquel il croit. À court terme, on appelle se phénomème le lacher prise. À long terme, c'est ce qu'on appelle le statu-quo, et que moi je vois comme une tentative ratée de controler le temps, mettre la vie en veilleuse en attendant la mort. Je lève mon chapeau à ceux qui sont heureux dans cette situation et dites vous qu'il en faut des gens comme vous. Pour moi, la raison d'être de l'homme, sa *supériorité* dans le règne animal, c'est sa capacité à revivre des émotions stockées dans sa mémoire. Le statu-quo implique de ne pas surutilisé cette capacité, de la refouler tant et aussi longtemps que c'est possible, ma vie est trop mouvementé , le statu-quo reste un concept totalement inapplicable dans mon cas. Ceci étant dit, chacun se questionne dans les limites de ses capacités, et l'évolution psychique n'est pas un concours de vitesse. Ici, il n'y a pas de loi du plus fort. Courir plus vite ne veut pas dire aller le plus loin. Bienvenue dans l'univers du lièvre et de la tortue... "Rien ne sert de courir, il suffit de partir à temps" - De Lafontaine Pour les plus curieux, ou les plus intellos ou tout simplement pour ceux qui veux comprendre la logique derrière les évènements, le texte suivant est plus théorique, ma vision des choses avec mes mots, mes images. Ceux qui auront le courage de le lire, me faire signe que vous l'avez lu serait grandement aprécié ;) Commentaires, votre vision, ou même un message vide lol je ne suis pas difficile et très accomodante. |
Permalien
Comments : Ajouter un commentaire
Catégories : philosophie, famille


