Madelinienne que je suis....
31 03 2008La tragédie des Iles, est maintenant provincialement, si ce n'est pas mondialement, connu.
Ceux qui ont lu les derniers mots que j'ai laissé ici, savent que mon papa s'est envolé il y a 2 mois. Samedi, 2 mois et 1 jour plus tard, la Madelinienne que je suis voit encore la mort frapper.
Cette mort frappe ma famille, encore. Le disparu, est le fils d'une cousine à ma mère, un des morts est le fils d'un cousin et 1 des 2 survivants est le fils de ma marraine.
J'ai revu une partie de cette famille à l'enterrement de mon père, qui aurait pu dire que ce serait leur tour de passer par là si vite. Je savais que papa était le premier d'une longue liste, mais cette liste n'avait pas de nom.
Ceux, qui ont lu les derniers textes que j'ai publiés ici, savent que ma vision de la mort n'a rien d'ordinaire. Si cette tragédie me touche, c'est qu'elle se passe dans ma famille encore et que les circonstances augmentent la rage et la douleur qu'entraine la perte d'un être cher. De plus, du sang typiquement madelinot coule dans mes veines. D'ici, à des milliers de kilomètres, je peux sentir la grogne populaire qui a envahit les madelinots.
Vous savez, les madelinots c'est comme une grande famille. Avec les chicanes et l'hypocrisie inclus, mais au moment ou un drame se produit, cette famille est solidaire. Peu importe ou se trouve un madelinot, il ressent au plus profond de lui même ce que ses compatriotes peuvent ressentir. Les villageois des régions, me comprennent j'en suis sur.
Je me joint donc à eux, pour réclamer le retour des recherches de Carl. Les chances de le retrouver vivant son à peu près nul, je le sais et eux aussi le savent, mais sa famille mérite de dire un aurevoir, digne de ce nom, à leur fils. Quant à l'enquête, je comprend leur désir de trouver un coupable. Par contre, peu importe les résultats, l'erreur sera toujours humaine, que ce soit l'humain derrière les commandes ou celui derrière la construction de la machine. Alors, pour moi, retrouver Carl semble primordial bien avant l'enquête.
Quand la mer, notre mer, reprend un de ses enfants, elle reprend son dût. Mais la mer, n'est pas égoiste, elle rend généralement le corps aux familles. Carl n'est pas loin, les plongeurs peuvent le retrouver si on leur laisse le temps. Donnez leur ce temps.
Publié par : Zagi à 19:18:39Permalien
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Catégories : société, famille


